Biodiversité



Chaque cottage dispose de son carré de pelouse bien tondu autour de la terrasse. Mais au-delà, c’est la prairie, où la biodiversité reprend ses droits. Elle n’est fauchée qu’une fois par an, à l’automne. Respirez, admirez les fleurs sauvages : marguerites, coquelicots, bleuets, boutons d’or… mais aussi chardons, orties ou ronces. Nous menons la guerre avec gants et binette pour les limiter, mais nous ne remportons hélas pas chaque bataille ! Et puis en septembre, les ronces se couvrent de délicieuses mûres que vous dégusterez en confitures.

Baissez-vous et regardez entre les herbes : le petit peuple des insectes vit là. Si les papillons sont facilement visibles, d’autres se cachent comme de jolis petits scarabées irisés ou des grillons. Nous avons même observé plusieurs fois des mantes religieuses.

En regardant bien, vous découvrirez aussi des petits sentiers tracés par les lapins de garenne, des empreintes de renard ou de chevreuil. Le parc du Domaine est un espace partagé, l’humain n’y est pas le roi.

Ces parcours mènent souvent aux arbres, et notamment aux bois qui bordent le Beugnon, un ruisseau qui borne le parc. Ces arbres fournissent le bois qui permet de chauffer les lodges, mais aussi de créer des jeux. Quelques branches, quelques planches et voilà un tipi ! Un grand rondin quadrillé, quelques rondelles peintes de deux couleurs différentes : oh, un jeu de dames ! Et sous les cerisiers, des balançoires attendent les rêveurs. Il y en a même une à deux places.

Parmi les plantes « rapportées », presque toutes sont des espèces locales. Les autres ont été cultivées localement, elles sont donc déjà acclimatées et demandent peu de soin. Il s’agit notamment de la haie qui entoure le jardin, nous l’avons voulue libre. Nous ne la taillons donc jamais. C’est meilleur pour l’arbuste, et pour ses petits habitants : mésanges, rouge-gorges, pinsons…

Les chemins sont en craie, les cottages n’ont pas de fondations et sont démontables. Si demain il fallait déménager, le terrain pourrait rapidement retrouver son état d’origine. Pour nous, c’était important : la terre ne nous appartient pas.